Présentation.

Dimanche 9 juillet 2006, par ph@ln // Logique floue

L’incertitude et l’imprécision.

La vie courante est parsemée de concepts qui ne peuvent pas être décrits par des notions mathématiques simples.

Chacun de nous manipule ainsi des notions qui sont soit imprécises (assez tôt, important, environ, ...) soit incertaines (il est possible que ...) :
- "Je cherche un appartement de taille moyenne, pas trop cher et proche du centre ville"
- "Il est possible que le ciel se couvre vers midi"

L’imprécis concerne le contenue de l’information (sa valeur ne peut être déterminée avec précision), l’incertain concerne l’aspect ’vérité’ de celle-ci.

Historique.

Si l’incertain a été abordé dès le 17ème siècle pas Pascal ou Fermat avec la notion de probabilité, les méthodes pour traiter l’imprécision datent de la seconde moitié de notre siècle.

Il apparaît, au début des années 1960, à Lofti A. ZADEH (automaticien contemporain de Kalman) que la méthode classique utilisée en contrôle des processus (modélisation mathématique du système) n’est pas toujours viable, notamment dans le cas de systèmes complexes.

Il publie un article intitulé "Fuzzy sets" présentant la théorie des ensembles flous, qui est à l’origine de la logique floue.

Applications.

Au Japon, la logique floue est un argument de marketing et on la retrouve dans de nombreux biens de consommation :
- Machine à laver le linge ;
- Aspirateur ;
- Appareil photos (autofocus) ;
- Autoradio ;
- etc.

Elle est également présente dans des processus industriels :
- Métro de Sandaï ;
- Hauts fourneaux à Fos sur Mer ou Dunkerque ;
- Usine à papier ;
- Raffinerie de pétrole, ...

Mais on la trouve également dans de nombreuses autres activités, comme la recherche documentaire, la classification (reconnaissance de caractères), les sciences cognitives, les commandes de vol d’un hélicoptère, la robotique, les réseaux de neurones, etc.

Des matériels intégrant de la logique floue sont disponibles dans le commerce sous forme de contrôleurs industriels, de cartes d’extension pour PC, de circuits intégrés (NEC ou OMRON) ou de logiciels pour le développement d’applications. Ces derniers sont éventuellement capables de générer du code machine exécutable sur des microprocesseurs ou microcontrôleurs classiques (68xxx, ix86, ...).


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